dimanche 12 avril 2009

DOUCES BOUCHES…SOUS LA DOUCHE


Nous étions quatre femmes assises en face de nos ombres...

L’une plus en chaleur que l’autre…

La fièvre de nos corps embrassait avec ferveur nos joues rouges baiser...


Quatre roses posant "âmes" nues sur la toile de la passion ...
Notre tige est ces rondeurs qui nous font femmes...
Et nos épines...cette obsession de plaire et ce drame de se déplaire convoité par la latente peur de se laisser défaire par les rides...d'expression!!!


Huit jambes croisées gauche dessous droite dessus fantasmaient sur…les pas à venir nous ramenant chacune vers son passé

Nos têtes plongées dans la beauté des mannequins défilant le long des magasines s'excitaient …à la simple pensée que ces allures séduisantes leurs sont innées


Nous pauvres créatures…

Quatre cranes dont les crinières sont tirées dans le même sens et la même forme…n’attendions plus que ce magicien réputé pour son don de faire des miracles bardés!!!

On le dit coupable...capable de métamorphoser des grenouilles en princesses pour lesquelles craqueraient nos bienaimés…

Ces hommes virils qui nous ont hantées à l’encontre de notre volonté…nous ont possédées de la tête aux pieds…enivrées...puis inconsciemment négligées!!!

Les croyant conjugués au plus que parfait leurs amour était un…conditionnel je ne sais plus présent ou passé …

On auto-diffuse cette phobie d'être échangée par une plus fraîche…on le sait!!!


J’étais la dernière à atterrir sous le casque et s’était mon avant première dans la traversée de…l’espoir de lui plaire plus...

Cet épuisant voyage vers un amoureux que je connais fidèlement…mordu chaque jour un peu. plus…

Mais...

Pas assez avertit pour restituer sa gâterie ma silhouette...aussi passionnément qu'avant que j'accouche...

Son amour est certes vivement vrai...lui aime en moi la maîtresse et la maman de ce bébé aussi grand que son pouce..

Moi...ma confiance en tout aussi fragile qu'une mousse!!!


Avant que nous ayons notre premier bébé mon cher complimentait sans que j’ai à me déguiser…d’ornement, de maquillage ou même de ce débile broaching auquel je me livrais!!!


Bref…

Une fois l’une heure moins quart épuisée sous cette machine importée de l’enfer…

Mon âme évaporée sous les flammes de mes cheveux brulés…

Les trois dames d’à coté passèrent à la salle d’attente pour exercer leurs hebdomadaire séance de confession le temps que leurs crinières froidissent au vent …du climatiseur…

Je me mis à leurs coté comme si j’avais des sujets intimement personnels à partager et …avant même d’allumer ma première cigarette les leurs commencèrent à me suffoquer!!!!


C’est fou ce qu'une bavarde femme même pudique…a de plaisir à mettre à nue son intimité…voir même ce vice d'exhiber ces pêchers…pour ensuite jurer au nom de son aimant son repentit irrévocable et confirmé!!!!


La brune… beaux yeux…allure de reine et jambes pleines pleurait son nième mari décédé depuis deux mois sans préavis…

Son mascara fondant sous le règne des larmes … embrassait son rouge à lèvre rouge baiser comme s’ils se croisaient souvent blasés!

Elle était sur la frontière de la fin du deuil et se trouver un prétendant est son seuil de…pudeur


La rousse jadis blonde a prit son mari en plein délit… entre les bras d’une….russe d’origine!!!

A décidé depuis de lui pardonner d’être un homme virilement plus chaud que le reste des hominiens

Elle ne l’aime pour autant pas moins …

De par sa débordante intelligence a deviné que la seule et unique raison de ses adultères à foison et qui fait que son homme change si souvent de femmes est… :

La mèche couleur flamme qu’il vénère draguer chez les dames !


Une troisième se disant plus vierge que ce que son allure incite à déduire…est à la recherche d’un substitut à son amant marié trois enfants !

Le pauvre…sincère et honnête victime d'une épouse plus mince qu’une baguette viennoise…ne l’aime pas…a décidé mille et une fois de la quitter…

Mais…à chaque fois qu’il engage la procédure de divorce la trouve je ne sais comment enceinte et y renonce!

Cette fois sa nonne a dans le ventre des jumeaux…

Lui est trop riche et beau pour être quitté par ma voisine symbole de l’obésité !!!!


Les trois marmittes bouillonnaient d’histoires écœurantes et bizarres auxquelles j’avais du mal à croire

Mon crane éclaboussé par ces bavardes ratées et ces rouleaux coinçant ma tête dans le fardeau de ressembler à celles qui changent de peau…


Je me mis à libérer mes pensées de cette illusion d'artificielle beauté…

Je me sais rayonnante d’amour et de clarté…ma faute est que je ne me le dis pas assez !!!

J’aime me vie…mon homme… mon bébé…

Ces pauvres femmes n’ont rien de ce que j’ai…!!!


- Allo chéri t’es où tu m’as manqué…

T’es sous la douche…

Tu viens d’y entrer…

Bon ok…

Ne sors pas c'est à partager…

Non j'arrive de suite... je suis juste à coté…

T'es mon magicien créateur de ma beauté

Moi aussi je t'aime et j'aime t’aimer!!!

lundi 6 avril 2009

Ma fleur ...l'aime

Yeux fondant en larmes, son âme était ravie que le mal de vivre se soit dissocié d’elle qui ne fait que contempler son absence s’éloigner à pas sures


Ces fleurs de jasmin qu’elle tient dans ces mains nés de sa pudeur…gardent leurs ferveur malgré la chaleur

Ma belle l’aime au point de voir son ombre assise à ces cotés au café lui sourire…tend sa main pour le palper…les chimères de son obsession la soumirent à la vérité qu’il …n’y est plus!


Déçue de cette épineuse pensée…ferme ces paupières et immortalise au fin fond de son âme le portrait de son bienaimé en plein sommeil tel un bébé…

Lui coule dans ces veines sans haine…c’est son unique vérité…elle ne peut continuer à l’aimer ni même le regretter


La baie vitrée fumée devant laquelle était installée son imposante sexy silhouette… projetait son image et les miettes de souvenirs tenus sur la chaise d’à coté…ces prunelles contemplaient avec nostalgie le fleuriste qui les a souvent servis étourdit par ces mordus assouvis d’amour et de la vie aussi!


Sa cigarette embrassant ces lèvres ne put atténuer l’éclatante odeur de jasmin…blanc vrai et fin…

Une bouffée de vogue créa dans l’air des vagues de fumée, la bague qu’il lui a un de ces jours présenté dans une rose rouge implorait de se faire ôter…


Et sa tête tournée par les pensées la convertit en une tourne sol qui suit la lumière des souvenirs à travers les journées

Son bénit aimait de toute son ardeur le langage des fleurs et lui en offrait aussi souvent qu’il voulait…la chérir…ou…sans mot dire l’attendrir


Par pic au public, l’embrassait devant toute une foule de curieux par une fleure rouge baiser

Chassait tous les prétendants par un hortensia marquant le territoire du loup jaloux,

L’invitait au nid par une orchidée,

Sa passion s’énonçait de tulipes,

Ses regrets par une lavande et …son adieu par un pavot aussi sot que celui qui l’a acheté!!!


Elle…ne lui offrait que des fleures jaunes déplorant son infidélité à sa patiente passionnée…

A toujours rêvé d’être sa fleure unique…elle n’était que la préférée du bouquet

Le jardinier aime la patience de planter, arroser et cultiver pour finir par cueillir et se débarrasser de sa fleure fanée


Ma rose aimant la vie rose et l’amour vrai qui s’impose par son authenticité…ne put supporter cette absence de véracité…choisit de rester fermée avant d’être arrachée à sa vitalité…


Vous savez…le fleuriste d’en face a plus que tous pleuré cette rupture irrévocable et confirmée

Ces fidèles clients se sont à jamais brisés sur les épines du passé…


Lui reste fleuriste et ses roses capital à risque gardent leurs langage même fanées!